À la recherche d’un roi

La messe de l’Épiphanie du Seigneur met en scène des mages venus d’Orient, chercheurs d’un roi nouveau-né. Un roi différent pour un peuple dominé par une puissance étrangère, en quête de justice et de liberté.  L’exemple des mages est donné pour que nous ayons à cœur de chercher et de reconnaître les traces de Dieu dans notre histoire et dans celle du monde.

La fermeture des églises vient interrompre, pour la deuxième fois, le cours tranquille de nos assemblées du dimanche. Nombreuses et nombreux parmi nos parents, amis, enfants, ont déserté depuis 50 ans les bancs de nos églises, pressentant ou convaincus que la vie n’y était plus. Et pourtant un petit reste fidèle persiste à entretenir les lieux où s’accroche leur envie de croire que Dieu est source de lumière dans leur vie et leur espoir de bonheur.

Il aura fallu une pandémie et les mesures sanitaires émises par la Santé publique pour que nous envisagions de chercher, ailleurs que dans les chemins familiers, des traces de Dieu autant dans notre histoire que dans le monde. Le pape François nous le répète, il nous faut sortir de nos églises et porter nos regards vers les périphéries pour y redécouvrir la lumière, ou la reconnaître chez d’autres, cette lumière qui nous a été donnée dans l’avènement de Jésus, le Dire de Dieu.

J’ai déjà reçu un cadeau extraordinaire quand j’ai accompagné durant une douzaine d’années un petit groupe de personnes homosexuelles. J’ai compris que Dieu me faisait signe dans leur amitié, leurs interrogations et leur fidélité. Je suis conscient que mon regard a changé grâce à ces personnes. Si la foi peut se dire et se lire dans le regard, elle ouvre un horizon de choix où chacun de nous peut marcher, avec les autres, vers ce qui fait sens dans sa vie.

C’est pourquoi, dans l’évènement de la pandémie, je cherche à discerner ce que Dieu veut de moi, et de nous, et comment ajuster mes propres désirs à sa volonté. Dans l’histoire de ma vie de foi, je pense que je peux animer la prière communautaire dans l’enseignement, le partage et la célébration de la Parole de Dieu. Je pense que je peux accompagner une équipe de personnes qui ont le même désir d’expérimenter, en l’absence de prêtre et même en dehors des murs d’une église, une manière différente de nous ressourcer et de prier ensemble. Que le Seigneur nous accompagne dans notre quête !

Michel Bourgault
1er janvier 2022

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