Liturgie

17 janvier – Deuxième dimanche du temps ordinaire – B
Évangile selon s. Jean 1, 35-42
La Bonne nouvelle transmise et rédigée par Jean se révèle différente à bien des égards de la Bonne nouvelle transmise par Marc. Comme pour chacune et chacun de nous, la Bonne nouvelle du Royaume et de la mort et résurrection de Jésus a un sens plus personnel dans l’histoire de notre vie et la naissance de notre foi. Aujourd’hui, Jean raconte comment Jésus a connu ses premiers partisans (disciples), Simon-Pierre et son frère André.

Suite Commençons par la manière avec laquelle Jésus s’est entouré de disciples.
D’après Marc, Jésus passait sur le bord de la mer et il voit Simon et André en train de pêcher. Il leur dit : « Venez à ma suite et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Marc présente Jésus comme le fils aimé de Dieu, délégué pour enseigner son Royaume et pourvu d’une parole puissante et agissante. Par sa clairvoyance et son invitation, il prend l’initiative de leur offrir une vie différente, pleine d’un sens nouveau, centrée sur la guérison des malades et aux prises avec des esprit malfaisants.
D’après Jean, c’est Jean Baptiste qui regarde Jésus allant et venant et dit : « Voici l’Agneau de Dieu ». Les deux disciples l’entendent et suivent Jésus qui, se retournant, les voit et leur dit : « Que cherchez-vous? » – « Où demeures-tu? » demandent-ils. – Jésus leur dit : « Venez et vous verrez. » Ils y vont, voient où il demeure et restent auprès de Jésus.
Les deux disciples suivent Jésus parce que Jean Baptiste a témoigné à son sujet, parce qu’il a vu dans le chemin de conversion proclamé par Jésus une façon pour eux de donner un sens à leur recherche, à leur désir de se convertir, à leur espoir de vie meilleure.

Pour chacune et chacun de nous, qu’est-ce que ça signifie ? Si on y pense bien et si on a l’occasion d’en parler, nous avons un regard différent sur Jésus souvent dû à la personne qui nous a témoigné de l’amour de Dieu ainsi que la façon dont il est intervenu à des moments décisifs de notre histoire personnelle. Quand avons-nous décidé de suivre Jésus? Par qui l’avons-nous connu? À quel moment de notre vie? Avons-nous vraiment pris parti pour lui et pour la Bonne nouvelle qu’il a proclamé par ses témoins? Avons-nous eu des périodes de doute, d’abandon? Avons-nous expérimenté sa proximité, sa générosité, son pardon? Comment avons-nous témoigné de Lui?

Moment de prière :
Tout comme Pierre et André, nous sommes devenus partisans du Christ. Demandons-lui de nous fortifier afin d’être ses témoins jusqu’aux confins de la terre.

Pour aller plus loin

L’auteur fait le pari qu’une lecture de l’Évangile de Jean invite plutôt à découvrir ce que vivre humainement veut dire. Ce texte a comme conséquence de bouleverser l’univers de nos sécurités, et de crever la bulle de nos certitudes. Pour le comprendre, il faut aller à sa rencontre comme un visiteur sympathique, prêt à se laisser déstabiliser par la culture de l’autre. L’Évangile de Jean montre comment le Nazaréen incite à se laisser emporter par le torrent de vie qui bouillonne au fond de chaque être humain. Chez Novalis.ca


Samedi 16 janvier – Première semaine du temps ordinaire – B
Évangile de Marc 2, 13-17

Marc raconte un repas qui a tourné à un nouvel affrontement. Jésus vient de recruter un publicain et percepteur d’impôts nommé Lévi, fils d’Alphée, et il va manger chez lui et de nombreux autres publicains. Des scribes protestent auprès des disciples de Jésus (ils ne s’en prennent pas à lui encore) : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur dit : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

La première lecture, le lettre aux Hébreux 4, 12-16, éclaire cet évangile sur 2 points. Le premier, c’est que, pour les croyants, Jésus est un nouveau grand prêtre. À la différence de celui qui l’a livré aux Romains pour être crucifié, c’est un grand-prêtre capable de compatir à nos faiblesses et éprouvé en toutes choses. Si bien qu’on peut s’avancer vers lui pour obtenir miséricorde et recevoir sa grâce.
Le second point identifie Jésus à la parole de Dieu : par le Souffle que Dieu a mis en lui sa parole est vivante, énergique, coupante, pénétrante, capable de connaître les intentions et les pensées du cœur.


Vendredi 15 janvier – Première semaine du temps ordinaire – B
Évangile de Marc 2, 1-12
 En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

Suite  Dire à ce paralysé : ‘Tes péchés sont pardonnés’ ou bien lui dire : ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme (Daniel 7, 13-14) a autorité pour pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. »

Marc montre par ce récit toute la puissance à l’œuvre dans la parole de Jésus. Cette parole vient du Souffle divin (Esprit saint descendu à son baptême) que Dieu lui a donné. Par elle, Jésus accomplit sa mission de proclamer le royaume de Dieu. Ici, c’est par le pardon des péchés qu’il laisse entendre que c’est Dieu qui l’envoie. Les scribes ne se trompent pas.

Mais, comprenons bien ce qu’est le péché dans la cuture sémitique : ce n’est pas tant une désobéissance à la loi ou à des règles rédigées par des hommes, que le fait de manquer sa cible, de trébucher ou sortir du chemin; dans le cas du paralysé, «les péchés», c’est de ne pas être en marche, de faire du sur place, d’aller nulle part, d’être arrêté dans la vie. La parole de guérison lui redonne la possibilité de marcher, mais surtout d’aller quelque part dans la vie, de retourner dans sa famille, de revenir à la vie.

Dans la foule tous étaient frappés de stupeur : ‘Nous n’avons jamais rien vu de pareil.’ Les scribes, eux, restent sans mot, car c’est tout leur savoir et leur autorité sur le peuple qui se trouvent invalidés, déclarés impuissants. L’histoire ne finit pas là…


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