Pour le départ de l’abbé Henri

Le Vendredi saint et la fête de Pâques ne sont pas loin derrière nous. On fait mémoire de ces Jours saints pour revivre le passage de Jésus de la mort à la Vie.  À chaque année, ces célébrations nous rappellent que chacune et chacun de nous, dans nos communautés, vivons aussi des passages de la mort à la vie.  

On peut dire sans se tromper que la mort de Jésus a déçu et désemparé ses disciples et qu’il a fallu beaucoup de temps pour qu’ils prennent toute la mesure de son départ vers le Père.  Cela a pris des apparitions ou des révélations pour qu’ils arrivent à dépasser leur déception et comprennent la signification du séjour de Jésus parmi eux.

Un autre passage se préparait, ici dans la paroisse, pendant le Carême et les Jours saints, un événement dont nous avons eu connaissance quelques semaines avant Pâques : l’abbé Henri, vous alliez nous quitter, début du mois de mai, pour une autre mission.

Vous êtes arrivé parmi nous, je me rappelle, tout joyeux, dans une paroisse en décroissance, en mal d’engendrer une relève. Puis est arrivée la pandémie : elle nous a tous mis sur pause, mais n’a pas freiné nos efforts pour grandir en tant que communauté. Pendant que vous faisiez votre possible pour assurer les messes, dispersé entre trois lieux de culte, vous aviez entrepris  des études en travail social. Je devine que ces années ont été un passage difficile pour vous, et nous peinons encore à le comprendre, à en saisir la signification. J’espère seulement que ce passage vous ouvrira grande la porte vers une vie nouvelle.

Je veux aujourd’hui vous exprimer notre reconnaissance, cher Henri, pour les services liturgiques ou spirituels que vous avez rendus aux paroissiennes et aux paroissiens de Sainte-Famille. Personnellement, à votre contact, je ne saurais dire comment, l’Esprit du Seigneur m’a fait cheminer dans la connaissance du Christ et dans la foi en Lui. Et je pense que ça été pareil pour plusieurs d’entre nous. La vie n’a pas été sans accroc non plus dans notre communauté, comme dans toute famille; alors, j’ai quand même appris à vous considérer, Henri, comme un frère qui, comme nous, chemine dans la foi au Christ.

En terminant, j’espère de tout cœur que votre séjour parmi nous vous aura permis, vous aussi, de vous enraciner plus profondément dans l’amour de Dieu et du Christ. L’AMOUR, ne l’oublions pas, est au cœur de notre relation à Dieu. C’est grâce à lui que nous pouvons entrer dans une vie nouvelle.

Béni soit le Seigneur, pour le chemin parcouru avec vous, monsieur l’abbé Henri,
et bonne route !

Michel Bourgault
Communauté de Saint-Paul, le 8 mai 2022.

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