Tobit : vivre sa foi en terre étrangère

Il est peu probable que plusieurs influenceurs de nos médias, qui plaquent le qualificatif judéo-chrétien dans leurs écrits ou leurs paroles, aient lu ce joyau de la littérature juive qu’est le livre de Tobit. Pourquoi des extraits de ce roman populaire, écrit vers 200 avant J.C., nous sont-ils proposés dans la liturgie de cette semaine ( 1-5 juin 2021) ? Le livre de Tobit probablement inspiré de récits de la sagesse était destiné à la croissance de la foi en vue de la bonne conduite des croyants juifs en terre étrangère. Pouvons-nous aujourd’hui en tirer quelque profit ? Belle question !

C’est l’histoire parallèle de deux familles de déportés d’Israël vers l’Assyrie. Celle d’un chef de famille, Tobit, qui devient aveugle, et celle de Sara possédée par un démon qui la fait tuer ses prétendants la nuit même des noces ! Dieu exauce la prière de l’un et l’autre et décide de les guérir par son intermédiaire l’ange Raphaël qui guide le fils de Tobit, Tobias, vers Sara qu’il finit par épouser, et à qui il révèle un remède secret pour guérir son père.

Au fil de l’histoire, on découvre un enseignement destiné aux Juifs dispersés par suite des guerres et de l’exil. L’auteur aborde des questions comme la providence de Dieu et les anges, les conseils à un juif qui veut garder son identité en terre étrangère, la famille et le mariage, les bonnes œuvres, l’aumône et la prière, l’exemple des chemins suivis par les ancêtres et les prophètes. Le contexte de vie est différent du nôtre, mais l’histoire peut donner à réfléchir sur notre propre évolution dans un monde en changement.

La lecture individuelle est le premier moyen pour s’approprier cette histoire. On peut commencer sa lecture avec l’introduction de la BJ (Bible de Jérusalem) ou celle de la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible). Le livre est divisé en 14 chapitres, avec des sous-titres.
Excellente présentation sur le site Interbible, suivie de plusieurs chroniques de Patrice Bergeron, prêtre et bibliste.
On peut lire aussi cette page de Wikipedia.

Une ou plusieurs rencontres de lectrices et lecteurs peuvent être organisées pour partager les découvertes et appréciations. Même en pandémie, il serait assez facile de se distancer et de porter le masque dans notre grande sacristie. Ne serait-il pas intéressant d’échanger nos points de vue et surtout ce que ça peut nous apprendre aujourd’hui sur la vie de croyant ?

J’ai le goût, après avoir fêté la Pentecôte, de proposer et de prendre ce chemin au temps où l’Esprit nous envoie vers les autres partager nos raisons de croire et apprendre ensemble ce qu’est la vie de ressuscité et le bonheur promis à celles et ceux qui décident de devenir disciple de Jésus, le Juif et l’Envoyé de Dieu. Et vous ?

Pour s’inscrire à une rencontre le lundi soir de 18h30 à 20h00, à partir du 21 juin, à la sacristie de l’église de Saint-Paul:
– info@paroissesainte-famille.org
– 450-753-6426 (boîte vocale)

Michel Bourgault

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1 réponse à Tobit : vivre sa foi en terre étrangère

  1. Henri dit :

    Parfait ça! Préparez donc un communiqué d’invitation pour la communauté aux Messes de fin de semaine si possible.
    Belle initiative!

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